13e édition des “EuroMiniChamp’s” (EMC), Complicité sincère

Parrain de cette édition, Jacques Secrétin, l’un des pongistes les plus titrés de France, a retrouvé Claude Bergeret avec qui il a remporté les championnats du monde en mixte en 1977.

Réunion de champions hier au gymnase des Malteries.

Arrivé hier en début d’après-midi à Schiltigheim, Jacques Secrétin s’est assis dans les travées schilikoises pour observer la relève de demain. Invité par Claude Bergeret, responsable des relations internationales des “EuroMiniChamp’s” depuis 13 ans, l’ancien numéro 2 mondial (en 1976) apprécie le spectacle. Ces retrouvailles entre les champions du monde 1977 étaient l’occasion de leur parler des EMC sans oublier l’inévitable question sur leur aventure des Mondiaux au Royaume-Uni. La complicité entre les deux champions est encore palpable.

« Notre vie était liée »– Que pensez-vous de cette compétition européenne des EMC ?

– Jacques Secrétin : C’est important d’avoir des compétitions de cette ampleur pour les jeunes générations. De les confronter très tôt à la rigueur. Le niveau de jeu ne peut qu’augmenter de cette manière. C’est ainsi qu’ils pourront se mettre rapidement en tête qu’il est possible de battre les Asiatiques. Il y a encore un palier à franchir de ce côté-là.

– Claude Bergeret : On avait la volonté de copier les “Petits As” au tennis. Le niveau a drastiquement évolué depuis la première édition. Au début, certains pongistes savaient à peine jouer. Maintenant, tous les joueurs ont des années de ping derrière eux. Mais c’est vrai qu’il y a encore des barrières à faire tomber notamment dans la détection des plus jeunes.

– Quel était votre lien pendant votre carrière ?

– J.S. : On formait un couple. Pas le traditionnel (rires), mais un couple de sportif de haut-niveau. Notre vie était liée. On se voyait plus que nos conjoint(e)s repectif(ve)s.

– C.B. : On était très complémentaire aussi sur le terrain. Déjà lui est gaucher et je suis droitière. On ne jouait pas sur la même ligne de sol. Jacques jouait derrière, il apportait de la variation. J’étais plus proche de la table.

– Et ça a fonctionné avec en point d’orgue, votre titre en mixte aux championnats du monde en 1977.

– J.S. et C.B. : C’est le meilleur moment de notre carrière.

– J.S. : Je me souviens toujours de ce moment en demi-finale. Dans la belle à 19-16 (les matches se jouaient alors en trois sets gagnants de 21) pour la paire coréenne, Claude enchaîne quatre attaques de suite alors que jusque-là, elle n’en avait pas réussi une.

– C.B. : Tout le parcours est beau. Dans ce match, on mène deux sets à rien, ils reviennent à notre hauteur. À ce moment-là, on ne voyait plus comment s’en sortir et finalement on remporte la rencontre. Pour ensuite, gagner la médaille d’or lors de notre match le plus facile contre une paire japonaise.

– J.S. : Et on aurait dû gagner bien plus de trophées notamment aux championnats d’Europe (demi-finale pour meilleur résultat). On était les meilleurs, mais on s’est géné psychologiquement.

– C.B. : Avec le recul, c’est dommage mais il ne faut rien regretter.

– Quelles sont vos relations aujourd’hui ?

– C.B. : Depuis quand tu as déménagé dans le Nord ?

– J.S. : 15-16 ans…

– C.B. :(elle coupe) Depuis on se voit beaucoup moins, mais ça reste toujours un grand plaisir.

Propos recueillis par Alexis De Azevedo

Source DNA 27.08.17
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