À Schiltigheim, Le Japon à l’assaut des Euro Mini Champ’s

Pour la deuxième année consécutive, une délégation représentera le Japon aux Euro Mini Champ’s, ce week-end à Schiltigheim. Une invitation qui symbolise un rapprochement avec le tennis de table français.

Le Japonais Shunto Iwaida, 10 ans, a passé la première journée de compétition sans encombre.

Sur le parking du nouveau complexe Nelson Mandela de Schiltigheim, les plaques d’immatriculation étrangères fleurissent. À l’intérieur, les quelque 300 joueurs qui grouillent dans les allées du tournoi arborent fièrement les couleurs de leurs pays. Quatre d’entre eux ont fait un peu plus de chemin que les autres pour atteindre cette fourmilière.

Trois semaines au Japon pour les jeunes Français

Pour la deuxième année consécutive, l’organisation des Euro Mini Champ’s a décidé de convier une sélection de joueurs japonais. Parmi eux, Tomoya Kimura est de retour en terre promise après son sacre chez les moins de onze ans lors de la précédente édition.

Mao Takamori (- 11 ans, filles), Rin Mende (- 12 ans, filles) et Shunto Iwaida (-11 ans, garçons) effectuent quant à eux leurs premiers pas sur le sol européen. Les quatre Nippons ont passé cette première journée sans encombre et seront des candidats sérieux au titre.

« On a de très bonnes relations avec les Français, explique Habu Ayako une des deux coaches à avoir fait le déplacement en France. On est arrivé une semaine avant le tournoi et on a participé à un stage d’entraînement avec les Français. »

L’encadrement de l’équipe de France cherche, en effet, à bâtir un partenariat avec le Japon actuellement considéré comme la deuxième meilleure nation mondiale derrière les inamovibles chinois. Depuis deux ans, les jeunes Français s’envolent trois semaines pour le Japon en début d’année quand leurs camarades nippons font le chemin inverse.

« C’est un pays de 120 millions d’habitants où des moyens importants sont mis sur le tennis de table, remet Damien Loiseau, en charge de l’équipe de France des moins de douze ans. Nous préférons aller au Japon plutôt qu’en Chine car nous avons une approche de la formation plus similaire à cette nation. Nous cherchons par exemple davantage à développer la créativité des joueurs. »

De l’autre côté du globe, les jeunes français découvrent un tennis de table différent. « Les Asiatiques ont en général de plus petits gabarits que les Européens, souligne Habu Ayako. Ces caractéristiques font que qu’ils ont un jeu beaucoup plus rapide et ont tendance à jouer plus près de la table. »

Mais, pour Damien Loiseau, ce rapprochement avec le Pays du soleil levant permet d’exposer une autre réalité aux jeunes tricolores : « Le très haut niveau se trouve en Asie ». Avec quatre Japonais prêts à en découdre, il sera également au complexe Nelson Mandela tout au long du week-end.

Nicolas GRELLIER DNA 24.08.19

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